Des opportunités pour les entreprises du Pays d’Aix

Iter en Pays d'Aix

Reproduire une énergie qui ressemble à celle créée naturellement au cœur du soleil est un défi que doit relever le projet scientifique Iter, unique au monde par sa dimension internationale (34 pays réunis), son financement et son organisation.

Dès 2001, le Pays d’Aix s’est engagé en défendant la candidature de Cadarache. Quatre ans plus tard, pari gagné : Iter s’implantait à Saint-Paul-lez-Durance, pour développer le programme de recherche sur la fusion contrôlée.

Au vu des enjeux, un tel projet ne pouvait avancer qu’avec l’aide des collectivités. Sur une enveloppe de 467 millions d’euros, le Pays d'Aix participe à hauteur de 75 millions pour la construction de la machine.

Nouveau pilier de l’économie du territoire, Iter représente à ce jour près d’1,7 millions d’heures travaillées. De janvier 2007 à fin juin 2011, 691 millions d’euros de contrats de prestations et travaux ont été attribués, dont 459 millions à des entreprises implantées en région PACA. Parmi celles des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse, 40% sont en Pays d’Aix, source d’activité et d’emplois.

Au-delà de sa contribution directe à la machine, le Pays d'Aix accompagne le projet en terme d’aménagements, transports, logement des salariés du chantier, études, forums, communication…

Pour plus d'informations, visitez le site du projet Iter

99% de l’Univers visible existe sous la forme de plasma, le quatrième état de la matière, qui est en fait un gaz fortement chauffé. Le coeur du Soleil est également un plasma, au sein duquel les noyaux d’hydrogène fusionnent pour donner naissance à de l’hélium, tout en libérant une grande quantité d’énergie. C’est cette énergie (dont fait partie la lumière visible émise par le Soleil) qui nous réchauffe et qui a permis à la vie de se développer sur notre planète. Maîtriser cette source d’énergie sur Terre, c’est l’enjeu des recherches sur la fusion.

Les énergies alternatives ont droit de cité en Pays d'Aix

Les énergies alternatives sont le coeur du grand projet porté par le CEA: la Cité des énergies, située sur le site de Cadarache. Soutenu par la Communauté du Pays d’Aix, le CEA a une ambition : conjuguer formation, recherche et industries pour que la Cité des énergies devienne un pôle incontournable du développement des énergies nouvelles.

L'objectif est d'améliorer la compétitivité des entreprises locales dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables selon les axes stratégiques du projet : expérimentation sur les grands démonstrateurs solaires (axe 1), production et efficacité énergétique pour les bâtiments méditerranéens (axe 2), recherche sur les biocarburants à partir de micro-algues (axe 3).

  • Le solaire, qui est le premier axe, se focalise sur le partenariat avec des entreprises qui se positionnent sur les marchés des pays à fort taux d’ensoleillement ; les technologies développées par le CEA, en particulier sur les systèmes à concentration (thermique et photovoltaïque) se révèlent particulièrement compétitives à l’échelle mondiale. Ce projet vient notamment soutenir la synergie entre les sociétés locales déjà présentes à l’export et le CEA qui accompagne la filière française pour répondre à ces marchés en pleine croissance, par exemple au Maghreb et en Asie. De la recherche appliquée sera également menée sur les smart-grids (réseau de distribution d'électricité "intelligent") et sur la problématique d'intégration au réseau électrique français d'énergies renouvelables intermittentes.
  • L'efficacité énergétique des bâtiments méditerranéens, le deuxième axe, pose la question de la conception de bâtiments dits du futur, peu consommateurs d’énergie, voire à énergie positive, et celle du confort d’été. Ce sujet n’est pas pris en considération par la nouvelle réglementation thermique, RT 2012, peu adaptée à nos climats alors que les acteurs du secteur s'accordent à dire qu'il est essentiel. C’est pourquoi différentes voies technologiques sont étudiées (gestion énergétique du bâtiment, inertie, ventilation naturelle…) ainsi que le comportement de l’usager. La mise en œuvre d’actions ambitieuses de formation sera à prévoir, afin d’accompagner tous ces changements innovants.
  • Le troisième et dernier axe concerne les biocarburants de 3e génération par l’exploitation des micro-algues. On compte en région plusieurs laboratoires reconnus à l’échelle mondiale, dont celui du CEA. La filière industrielle est naissante et, compte tenu du fait que la production des huiles extraites des algues sera compétitive face aux hydrocarbures dans 10 ans, le programme de R&D inclut également des axes d’innovation vers d’autres secteurs tels que la cosmétique, l’agroalimentaire, ou encore la chimie verte.