Le tour des barrages

Balade | Le tour des barrages

Histoire d’eau au pied de la montagne Sainte Victoire

Durée de la balade : moins de 3h00
Difficulté de la randonnée :
pour toute la famille
Dénivelé :
150m environ

Mosaïque de couleurs et de milieux naturels, le massif Sainte-Victoire symbolise le Pays d’Aix. Son rideau calcaire zébré de lumières contraste avec ses argiles ocre et rouge. Les forêts de chênes verts et chênes blancs côtoient la garrigue à chêne kermès et romarin, les pelouses sèches où le pin d’Alep pousse en plein soleil. Le laurier tin et le genévrier complètent ce puzzle végétal parsemé de falaises, éboulis et grottes, qui accueille un cortège d’animaux à forte valeur patrimoniale.

Sur son versant nord, la Sainte Victoire plonge son manteau vert dans les eaux turquoise du lac de Bimont. Du haut de ses 87 mètres, le barrage Bimont retient ce réservoir depuis 1952. Stockant les eaux de ruissellement du massif et celles issues du canal du Verdon, l’ouvrage permettait d’alimenter la vallée de l’Arc et la centrale thermique de Gardanne. Il renforçait aussi l’alimentation de Marseille. Le barrage abrite une microcentrale électrique. Depuis la construction du canal de Provence, il constitue une réserve de sécurité.

Plus bas, dans le vallon des Infernets, le barrage Zola participe au charme du site. Premier barrage à voûte d’Europe, son concepteur n’est autre que François Zola, le père d’Émile. Réalisé en pierre de taille, sa création fait suite aux épidémies de choléra qui frappèrent Aix-en- Provence entre 1834 et 1837. Cette réserve permit d’alimenter Aix-en-Provence en eau potable. En raison de son faible débit d’eau disponible, le canal du Verdon lui sera préféré dès 1877. Aujourd’hui le barrage sert de régulateur de crues de la Cause et de l’Arc.

Itinéraire

Cette randonnée s’articule autour d’une boucle dont les extrémités sont les deux barrages. Plusieurs points de départ sont possibles. La balade la plus empruntée démarre au parking de Bimont, situé sur la route de Saint-Marc-Jaumegarde. A l’Ouest débute un sentier balisé en jaune. Rapidement le chemin se transforme en balcon, révélant une vue plongeante sur les gorges de la Cause. La promenade serpente entre cailloux, arbres et garrigue. Brousse épineuse infranchissable, celle-ci abrite des milliers d’oiseaux et d’insectes. Dès janvier, les fleurs de romarin et de thym diffusent leur parfum. Au printemps, les couleurs explosent : le rose des cistes épouse le jaune du genêt et le violet des iris nains. Ces sentiers, Jacqueline de Romilly les a chantés dans des pages merveilleuses. Alors que le lac Zola se dévoile en contrebas, le parcours bifurque à gauche. Un peu escarpé et glissant, le sentier suit l’arrondi de la colline. Bientôt, il débouche sur un chemin menant au barrage Zola, lieu idéal pour s’accorder une pause. La randonnée se poursuit ensuite sur l’autre versant du vallon des Infernets. Le sentier rocailleux est balisé. Il remonte abruptement vers l’Est et devient dès lors un chemin DFCI. La piste s’élargit, ondule au rythme des vallons des Espinades, s’élève sur une crête et monte sur une pente cimentée très raide. Après un passage en balcon qui suit un conduit du canal de Provence, l’inclinaison se renforce. Au sommet, à gauche, la balade récupère une large route forestière fréquentée par la garde républicaine en été. Elle domine la forêt de Roques Hautes, consumée par le feu qui ravagea le massif en 1989, où une zone géologique interdite au public renferme quelques oeufs de dinosaures. Dans cette direction, vers le Nord, la route mène au barrage de Bimont.

 

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