Aqueduc de Roquefavour

Aqueduc de Roquefavour

Le plus grand pont aqueduc en pierres du monde

Durée de la balade : moins de 2h00
Difficulté de la randonnée : pour toute la famille
Dénivelé : 130m environ

Du haut de ses 82 mètres, l’ouvrage, qui s’étire sur 375 mètres de long, est reconnu comme le plus grand pont aqueduc en pierres du monde. Pièce maîtresse du canal de Marseille, sa construction date du XIXe siècle.

La création de ce canal, qui achemine l’eau de la Durance vers Marseille, fut décidée par Maximin de Consolat, maire de Marseille, à la suite de l’épidémie de choléra qui frappa la ville en 1934. Son objectif était d’enrayer les pénuries d’eau dont souffraient les habitants. En période de sécheresse, les épidémies faisaient alors des ravages. Le projet confié en 1839 au jeune ingénieur Franz Mayor de Montricher nécessita 15 ans de travaux.

La première pierre de l’Aqueduc fut posée en 1841 et la dernière en 1847 : cette année-là, l’eau de la Durance franchit la vallée de l’Arc enjambant ainsi rivière, route, et voie ferrée (reliant Rognac à Aix). Près de 5 000 ouvriers, dont 300 tailleurs de pierre, ont érigé ce pont formé de trois étages. Sa base compte 12 arches coiffées de 15 arcades surmontées d’un dernier niveau criblé de 53 petites ouvertures. Les pierres proviennent des carrières de Velaux. Classé monument historique en 2002, l’aqueduc est toujours en activité et le canal fournit à Marseille les deux tiers de sa ressource en eau.

Itinéraire

La balade, enrichie par la présence d’un site archéologique,offre une vue panoramique sur le village de Ventabren, le territoire du Pays d’Aix et la montagne Sainte-Victoire.

Depuis Aix, rejoindre Roquefavour par la D64. Cette petite route étroite et ombragée croise l’Arc et aboutit sous l’aqueduc au pied duquel l’ouvrage peut être admiré à sa base. Passer sous le pont et tourner à droite pour reprendre la D64 quelques mètres plus loin. Trois kilomètres après, emprunter une petite route sur la droite en direction de Rigouès. Cheminer sur 200m et stationner après la barrière, sur le parking des chasseurs, afin d’entreprendre la balade pédestre qui mène au sommet.

Suivre les traits jaunes en direction du nord vers la plaine du Ban et après la citerne, à la croisée des chemins, suivre celui de droite qui s’oriente vers le nord-est. Jusqu’ici, le sentier épouse le bord du plateau puis descend doucement vers la naissance d’un vallon.

Au croisement, abandonner les traits jaunes et prendre le chemin forestier sur la droite en direction du sud-ouest, ignorer le prochain carrefour et poursuivre tout droit jusqu’à la clairière sur un kilomètre environ. Là, tourner à gauche avant de franchir la barrière et longer le chemin balisé de jaune sur 500 mètres environ.

Un pin isolé se trouve à la prochaine fourche : opter pour le chemin de droite qui conduit directement au canal de Marseille et le longer en se dirigeant vers l’ouest (à droite). Au pont, bifurquer à droite puis immédiatement à gauche jusqu’à l’épingle à cheveu.

Quitter ce sentier pour grimper tout droit entre pinède et falaise où le canal s’engouffre, afin d’accéder au sommet du Baou Mario. La falaise surplombe l’Aqueduc où l’ouvrage prend alors une dimension aérienne.

Plus loin, vers le nord le chemin traverse les ruines du camp Marius, oppidum celto-ligure datant du premier siècle de notre ère, avant de rejoindre tout droit le parking du point de départ.